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Subject: "Les gags de dernière" Archived thread - Read only
 
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Conferences What's Happening Topic #1537
Reading Topic #1537
Catherine

10-04-01, 11:37 AM (GMT)
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"Les gags de dernière"
 
   Voilà un sujet qui me travaille depuis longtemps. En effet avant pour rien au monde, je n'aurais manqué une dernière, celle-ci étant émaillée de gags chorégraphiques ou visuels dûs au talent de nos danseurs. Cela était une tradition bon enfant et nombreux étaient les spectateurs qui venaient aux dernières essentiellement pour ces gags. Maintenant depuis un ou deux ans, les dernières sont plates, plus un gag. En effet, il semble que la Direction n'apprécie guère ses manifestations pourtant joyeuses et empêche les danseurs de donner libre cours à leur imagination. Si certains ballets ne prédisposent pas aux gags tels Giselle où d'ailleurs je n'en ai jamais vu, je me souviens avec plaisir des dernières du Lac, de la Belle, de Sylvia, du Concours entre autres ou encore Roméo et Juliette.
Sans doute est-ce cette dernière-là justement où un gag anodin fait sans aucune intention autre que celle de s'amuser, provoqua des plaintes de quelques spectateurs brésiliens.
En effet, la dernière de Roméo et Juliette eut lieu le 15 juillet soit trois jours après la fameuse victoire de la France sur le Brésil en coupe de monde de football. Que vient faire le foot au milieu de la danse, me direz vous ? Rien si ce n'est que cette victoire laissa placa à quelques gags, du style, les mendiants du premier tableau arrivèrent en shootant dans un ballon imaginaire, ce qui ne changeait pas énormément l'atmosphère. Par contre, le mendiant à qui Roméo donne de l'argent avant d'entrer au bal des Capulets, portaient une pancarte autour du cou "Brésilien au chômage", toujours rien de bien méchant surtout qu'à moins d'être dans les premiers rangs et même d'avoir de bonnes jumelles, on ne lisait pas comme cela l'inscription. L'incident majeur se produisit dans la fameuse scène du bal, où les Capulets tous ensemble transpercent de leurs épées le drapeau Montaigu. Et là, ce qui parut anodin pour la majorité des spectateurs qui se mit à rire d'ailleurs, fut à la limite de l'incident diplomatique. Le Drapeau Montaigu avait été remplacé par un drapeau brésilien et transpercé. Mais les danseurs n'ont certainement pas vu dans un bout de tissu une quelconque preuve de nationalisme, certains esprits chagrins ont déclarés qu'il s'agissait d'un symbole de nationalisme, le drapeau étant quelque chose de sacré, mais sans doute pour la génération des danseurs et une grande partie du public de l'Opéra, ce geste ne parut pas sacrilège. C'est depuis lors que les gags de dernière disparurent et s'il y en eut ils furent rares, toujours de bon goût et ne furent plus geste "sacrilège". Alors rendez-nous les gags de dernière, c'était très bien dans l'histoire de Manon de voir les trois gentilhommes au lieu de faire leur pas de trois ensemble faire le pas en décalé, les deux gentilhommes aux extrémités dansant ensemble alors que celui du milieu les regardait pendant une phrase musicale et ensuite le contraire.

Je me souviens également dans le Concours de Béjart, d'une parodie du célèbre Pas de quatre par les quatre amis en fond de scène vétus de tutus blancs et sur la musique de ce fameux pas faisant la chorégraphie originale ou encore Emmanuel Thibault faisant les fouettés dans sa variation sur pointes sous les bravos du public.

Une des dernières les plus géniales fut celle du Lac des Cygnes version Bourmeister, où l'on vit la variation masculine du pas de quatre du premier acte dansé non par deux danseurs comme d'habitude, mais quatre (Le Riche, Romoli, Elizabé et Dirmann - si ma mémoire est bonne), l'arrivée de Jean-Yves Lormeau en deuxième prince venu saluer son ami Siegfried dansé ce soir là par Manuel Legris, la variation de Karin Averty avec dans ses mains l'arbalète de Siegfried, les napolitaines ayant remplacé leurs tambourins par des couverts à salades, etc.

Une autre fut celle de la Belle au bois dormant, dansée il y a quatre ans. Les fées jumelles (Osta et Muret) avaient mis des loups devant leurs yeux, dansaient avec une baguette de fée qu'elles tendaient vers le berceau dans un même ensemble à la fin de leur variation. Un des autres gags fut la 5e variation dansée en miroir par Marie-Agnès Gillot et Delphine Baey, qui furent toutes deux extraordinaires, d'ailleurs on entendit des applaudissements venir des coulisses. Lors de la "variation" des quatre princes chacun évoqua son pays sur une phrase musicale, danse africaine style Caprices de Cupidon pour le prince éthiopien, danse russe pour le prince de même pays, danse à l'orientale pour le prince indien, etc.
Lors de la chasse, un véritable chien était tenu en laisse par une des dames de compagnie de la Comtesse, à la fin lors du réveil, Laurent Hilaire qui faisait Désiré sauta sur le corps d'Aurore (Fanny Gaïda) pour l'embrasser et la réveiller). Le divertissement du 3e acte fit grincer des dents certains en effet, Eric Monin était devenue la Reine, Florence Lambert le roi. Mais tout le reste n'était que pur bonheur. Dans la variation masculine des pierres précieuses, chaque danseur qui l'avait fait fit une partie de la variation c'est ainsi que l'on vit Laurent Novis, Christophe Duquenne et Pierre-François Vilanoba dans la partie de la variation qu'ils devaient préférer. L'oiseau bleu dansé par Courtain était plus maquillé que d'habitude et fit toute sa variation avec une rose dans le "bec" et une rose dans chaque main, le plus génial fut sans doute le pas du chat et de la chatte blanche, où Lucie Clément chatte blanche devait choisir entre Benjamin Pech et Jérémie Bélingard et finissait par partir avec un gros chat de gouttière qui arrivait sur les côtés et était Thierry Mongne et j'en oublie.

Je ne suis pas prête d'oublier dans la Sylvia de Neumeier, Hervé Courtain traverser la salle du bal en faux aveugle avec sa canne comme dans le film un éléphant ça trompe énormément , Pierre-François Vilanoba entrer dans cette scène et se faire détrousser par Nathalie Aubin et Virginier Rousselière, les lunettes de soleil d'Hervé Moreau, la pipe de Benjamin Pech ou Endymion traverser cette fameuse soirée tout endormi, et encore les amies de Sylvia revenant de leur baignade dans des paréos et évoquant irresistiblement les tahitiennes de Gauguin, etc.

Enfin tous ces gags prouvent que l'on peut faire des choses de bon goût, drôle, techniquement difficile. Quelles belles soirées c'étaient, et je dois dire que j'attendais comme la majeure partie du public, le gag que les danseurs allaient faire. Même si parfois certains gags semblent de mauvais goût pour une infime partie du public, l'ensemble apprécie ceux-ci et je trouve triste que la TRADITION ne soit plus respectée, au grand dam du public mais également des danseurs. Je pense que les danseurs ont compris l'incident du drapeau de Roméo et Juliette et des gags chorégraphiques ne font de mal à personne, et il faut bien voir que cela n'est qu'une fois par série de spectacles et que cela fait plaisir à TOUT LE MONDE .


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  Subject     Author     Message Date     ID  
  RE: Les gags de dernière Marie 10-04-01 1

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Marie

10-04-01, 01:25 PM (GMT)
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1. "RE: Les gags de dernière"
In response to message #0
 
   Je ne sais pas si cette tradition s'est arrêtée à la suite de l'"incident diplomatique" des drapeaux mais je crois me rappeler qu'à la dernière de Cendrillon , les serveuses sont arrivées avec de vraies fraises et certains danseurs en mangeaient sur scène.Aussi , à la dernière de Raymonda en septembre , Abbagnato , en espagnole est arrivée avec une rose entre les dents mais effectivement ce n'est pas très amusant.
N'y avait-il pas aussi lors d'une dernière de La Belle , le remplacement du bouquet de fleurs de l'adage à la rose par une botte de poireaux?
Mais apparemment la direction ne tolère plus ces gags , dommage que Madame Lefèvre n'ait pas d'humour , elle qui dit pourtant se soucier du "bonheur" des danseurs.Mais peut-être que ces initiatives prises par les danseurs relèvent d'une indépendance d'esprit qu'elle ne peut tolérer.


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